Faits divers de la censure
En novembre 2005, Julie
Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation 'Jeunes
populaires de Paris' de l'UMP, décident
de quitter la structure, faisaient connaître publiquement les pressions
qui ont été exercées sur eux. Ils furent suivis de Marie
Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps
après également forcée à la démission pour
être remplacée par quelqu'un de plus coopératif. Ils ont
ouvert le forum "Cybermilitant" pour communiquer librement sur ce
qui se passait au sein de l'organisation. Avec plus de 3000 membres il devient
rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP
qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l'UMP
a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard.
Raphaëlle Picard, pigiste à l'AFP est frappée d'interdiction
professionnelle pour avoir relaté l'intervention policière du
4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages
des habitants qui ont été violentés et braqués par
les forces de l'ordre, dont de très jeunes enfants.
En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l'épouse
du ministre de l'Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son
amant, le président de Publicis Events Worldwide d'origine marocaine
Richard Attias. Le ministre de l'Intérieur avait alors demandé
à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement
du directeur de la publication Alain Genestar. Il le sera en juin 2006.
Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président
de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage
: 'Ruptures', dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement.
Au dernier moment, l'éditeur a renoncé à publier ce texte,
ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître
avant l'élection présidentielle. L'ouvrage est disponible sur
Internet.